Nouvelle rentrée, nouvelle formule pour la Promotion 2026
Sur le sens d’une rentrée…
Comme chaque année, depuis maintenant presque cinquante ans, l’IEATC s’apprête à accueillir une nouvelle moisson d’étudiants début novembre…
Le cinq novembre, c’est pour les Chinois le début de l’hiver.
La période précédente, celle qui a débuté le cinq août, est, naturellement, celle de l’automne.
D’aucun pourrait penser que c’est un automne précoce qui commence début août. Mais pour une pensée traditionnelle sensible à l’apparition des prémices et à leur croissance, c’est tout l’élan initial qui signifie le but ; telle une flèche, tirée de l’arc, rien ne viendra plus l’arrêter dans sa course, sinon la cible qu’elle atteindra en son centre ou non. Si l’archet ne fait pas un avec son arc, sa flèche et sa cible, si dès le début toutes les forces souvent dispersées ne sont pas rassemblées dans un seul élan, rien ne pourra être atteint. C’est un élan vital, un ressort compressé, la promesse d’un renouveau. C’est l’automne.
Rien à voir, ici, avec notre habitude contemporaine de n’apprécier les saisons que dans leur acmé des équinoxes et des solstices, sans considération avec les énergies à l’œuvre, regroupées, tapies dans l’ombre dès le début. Cette acmé, tellement visible, est, en réalité, le début de la fin. La modernité a, ainsi, toujours, un temps de retard par rapport à la Tradition. Si le temps et le sacré ne s’unissent pas pour exprimer les mouvements de la vie, et ses rythmes, ce n’est que du temps qui passe. La vie, c’est la sacralité du temps, et le rituel des rentrées, un porte. Qu’y aura-t-il derrière ? La désacralisation du temps est une profanation, un avilissement de la vitalité.
Après l’automne, moment du murissement, de la décision, du choix de l’école, viendra la merveilleuse incertitude de l’hiver, de l’inconnu, de l’attente suspendue comme le cri d’un oiseau résonnant dans le vide de l’espace sur la glèbe gelée. Période aride de la patience et du doute de voir germer en soi les graines d’une nouvelle connaissance, de sentir sourdre les sources d’un nouveau savoir qui ne demandait qu’à apparaitre depuis tant d’années, on ne sait pas pourquoi, et que la chaleur d’un enseignement et la lumière de notions nouvelles feront apparaitre dans une floraison de pensées.
Il faudra retrouver les vertus d’un labeur calme et déterminé pour qu’enfin les fruits dépassent les promesses des fleurs, et pour savourer, avec délices, l’abondance des connaissances acquises qui vous conduiront sur les chemins d’une vie nouvelle, riche de sens, de partage et d’humanité.
Bienvenue à l’IEATC.
Pierre-Marie Hazo, Directeur associé IEATC Paris
« Nouvelle rentrée, nouvelle formule » pour la Promotion 2026 puisque cette année se met en place une plateforme E-Learning avec une partie de la formation en digital. Des vidéos courtes, des Quizz, un peu plus d’autonomie, et toujours autant de pratique et de cliniques en présentiel.